Comment mettre ses affaires de retraite en ordre

Comment mettre ses affaires de retraite en ordre ? C’est une question qui exige une réponse motivée. Voyons la réponse ci-après.

Les problèmes qui inquiètent les personnes entrées en retraite

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Rien n’est aussi également partagé entre les hommes que l’inéluctable obligation de quitter un jour ce monde sans espoir de retour. Or, on n’en parle jamais autrement que comme si c’était un secret bien gardé.

Il  nous faut pourtant le faire, en guise de point final à ce portail sur la retraite. Ajoutons que les pudeurs dont on témoigne trop souvent en cette matière sont sans doute essentiellement l’apanage de l’âge mûr.

Les jeunes se soucient, non sans raison, de bien autre chose, tandis que les aînés démontrent souvent, par leurs lettres et leurs questions, qu’il savent regarder la réalité en face.

Un point important doit d’ailleurs être soulevé d’entrée en jeu. Le problème du décès n’est pas particulier au troisième âge.

Les statistiques et les drames constatés ici ou là montrent bien qu’il convient de s’en soucier dès que l’on a fondé une famille.

Par contre, trois problèmes inquiètent particulièrement les personnes “entrées en retraite” :

  • celui du quatrième âge
  • celui du testament
  • celui du conjoint survivant

L’expression de quatrième âge

Elle désigne un état bien précis : celui d’un individu qui, par suite d’un amoindrissement de ses facultés physiques ou mentales, n’est plus capable de mener une existence indépendante.

Dans la société actuelle, le quatrième âge pose des problèmes qui sont très loin d’être résolus, sinon dans le cadre de la famille, et avec l’affection pour matière première essentielle.

Nous n’aurons pas la prétention de découvrir à leur sujet ce que tant d’autres cherchent encore ? Le quatrième âge n’entre donc pas dans le cadre d’un article qui se veut plus actuel que prospectif et plus pratique et financier que moral.

Heureusement, tout le monde ne parvient pas à ce stade apparaissant, chez certains, aux alentours de la quatre-vingtième année. Pour beaucoup, pour la majorité, le troisième âge se poursuit jusqu’à la fin.

L’inquiétude des couples âgés

Le problème du testament ou, plus généralement, celui de la dévolution des biens mérite de très longs et abondants développements.

Cette question, tant elle inquiète nombre de couples âgés. L’inquiétude est d’autant plus vive que c’est généralement l’épouse qui s’en va en dernier.

Après soixante-quinze ans, a calculé l’INED (Institut National d’Études Démographiques), on compte en effet deux femmes pour un homme.

Or, il y a encore trente, quarante ou cinquante ans, la femme mariée ne travaillait pas. C’est donc sur l’homme que reposait et repose encore généralement l’équilibre financier du ménage.

L'inquiétude des couples âgés

L’inquiétude des couples âgés

Comment répondre à cette inquiétude ?

Pour répondre à cette inquiétude, au moins sur le plan financier, il convient de mettre en lumière quatre principes simples, mais fondamentaux :

  • L’époux survivait conserve ou reçoit généralement un minimum. On peut ranger, sous cette rubrique :
    • les biens propres
    • les retraites de réversion
    • les capitaux décès reçus en exécution des contrats d’assurance éventuellement souscrits à son profit
    • les réversions de rentes viagères
    • le cas échéant, le droit à une pension alimentaire
    • et, enfin, les legs et dons de l’époux décédé
  • En ce qui concerne ce dernier point, il faut savoir que, contrairement à une opinion encore répandue, le conjoint recueille la succession du disparu décédé sans testament à la condition que ce dernier ne laisse aucun parent au “degré successible”, c’est-à-dire :
    • ni descendants
    • ni ascendants
    • ni frères
    • ni sœurs
    • ni neveux
    • ni nièces

Il ne passe qu’avant les cousins, oncles et tantes. S’il y a des parents au degré successible, le conjoint ne reçoit presque rien s’il n’a pas été fait de testament en sa faveur.

  • Cela dit, le disparu qui le désire peut, dans tous les cas, laisser une part notable de ses biens à son conjoint. Il faut qu’il en ait expressément manifesté sa volonté par voie de testament ou de donation entre époux

L’importance de cette part, dite “quotité disponible”, est en fonction du nombre et de la qualité des héritiers du défunt.

Mais il convient, dès maintenant, de conseiller à tous ceux qu’inquiète ce problème de s’en ouvrir sans attendre à leur notaire et de régler l’affaire aussitôt que possible.

  • Enfin, quatrième et dernier principe, le survivant qui bénéficie de la quotité disponible pourra en principe conserver l’usage ou la propriété de ce qui constituait auparavant le cadre de vie du couple.

Encore une fois, ces questions doivent être réglées le plus vite possible, ce qui permettra de se libérer l’esprit et de bien vivre sa retraite. Vous l’avez bien mérité !

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