Comment conserver vos avoirs avant le départ à la retraite

Nous venons donc de passer quatre séries de moyens présentant des avantages et des risques spécifiques : comment choisir ? La réponse n’est ni facile, ni tracée, ni, surtout, universelle.

Le choix des moyens

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Chaque fois que possible – hormis pour les placements à propos desquels nous avons dû renvoyer le visiteur du portail – nous avons tenté d’analyser le problème.

Nous espérons ainsi avoir permis à chacun de mieux trouver sa voie en fonction des contraintes qui lui sont propres.

Cela dit, il nous paraît opportun de proposer une réflexion supplémentaire.

Chacune de ces catégories de moyens appartient, économiquement et financièrement parlant, à un ordre différent :

  • répartition
  • capitalisation personnelle ou collective
  • consommation

Aucune ne doit donc être négligée, encore qu’il faille maintenir certaines réserves à l’encontre des régimes semi-obligatoires.

Aucune ne saurait passer, pour une raison ou pour une autre, comme supérieure et encore moins comme méritant l’exclusivité.

Le départ à la retraite

Le départ à la retraite

Des risques ou des limites que l’on ne peut guère mesurer

Dans chacun des cas existent des risques ou des limites que l’on ne peut guère mesurer. Or, au risque d’anticiper sur les exposés liminaires du portail, énonçons tout de suite une règle d’or : si l’on peut mesurer ses risques il n’est pas indiqué de les répartir, dans le cas contraire il s’impose de les diviser.

Aussi, puisque la législation actuelle nous oblige déjà à recourir de façon importante à la répartition, il paraît indiqué de consacrer aux placements et à l’acquisition des biens durables – logements en particulier – ce que nous voulons mettre de côté pour compléter nos futures pensions de retraite.

Combien faut-il ?

C’est une question que l’on entend souvent poser. Si ses auteurs demandent que l’on prenne une décision à leur place, il n’y a pas véritablement de réponse.

Tout est en effet affaire d’objectifs et de moyens.

Au titre des objectifs, il faut évoquer le niveau de vie que l’on cherche à atteindre ou à conserver et la volonté de léguer tout ou partie de ses biens à ses héritiers.

Au titre des moyens, il faut évidemment étudier ce qu’il est possible de faire avec ce dont on dispose.

Pour cela, il convient de mesurer. Un inventaire annuel sommaire de vos avoirs, corrigé des variations du pouvoir d’achat de la monnaie, ne sera donc jamais superflu.

Il suffit de calculer

Si, toutefois, il s’agit seulement d’arithmétique, le problème est plus simple. L’intéressé a calculé qu’il pouvait s’attendre à une retraite se montrant x.

Or il voudrait, étant donné ses habitudes de vie, disposer de y. Il lui faut donc trouver y – x. C’est évident.

On peut alors distinguer deux cas : ou bien il veut vivre de ses revenus, ou bien il accepte de croquer son capital.

Dans la première hypothèse, il faut que la différence y – x soit égal à environ 7 à 10 % du capital à constituer.

Celui-ci devra donc représenter de huit à quatorze fois le supplément de revenu espéré. Le total à mettre de côté chaque année est fonction du nombre d’années à courir jusqu’à la retraite et du taux auquel on réussira à placer ses capitaux. Une simple table financière peut fournir la réponse.

Dans le second cas se pose le problème du viager. C’est tout autre chose.

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